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LA MERE DIVINE

La Déesse joue un rôle essentiel dans la tradition spirituelle de l’Inde. Selon de nombreux chercheurs, la Mère Divine a été honorée pratiquement partout sur le globe, de l’ère néolithique jusqu’aux débuts de l’ère chrétienne. Mais les quinze siècles passés ont connu un ralentissement progressif de son culte et il n’y a quen Inde un culte populaire massif à la Déesse soit toujours préservé de nos jours. Des lignées de grandes traditions et de grands maîtres honorent encore aujourd’hui la Déesse comme ils l’ont fait depuis des millénaires.

Alors que de nombreux pays d’Occident se désintéressent des cultes traditionnels pratiqués dans les églises chrétiennes, tel le culte marial, lintérêt pour celui de la Déesse semble devenir tendance, et ce particulièrement au travers de nombreuses écoles de yoga.

Les Védas donnent toute une variété de noms à la Déesse. Usha, par exemple, désigne l’Aurore, Aditi la Mère Universelle, Saraswati la maîtresse des Arts, de la Connaissance et des Eaux qui s’écoulent, Lalita, ou Parvati, l’impératrice du sir, Lakshmi la déesse de la Richesse et par extension de la Bonne Fortune, Vach la Parole mystique et Durga, ou Kali, celle qui gère la création matérielle.

USHA est ainsi la divinité de l’Aurore. Elle symbolise la Vérité qui émerge des Eaux Indifférenciées Primordiales en dissipant le voile de la nuit. Usha est donc une émanation de la Vérité, sinon la Vérité Elle-même.

ADITI, la Déesse Mère aux « sept triple demeures », se manifeste comme l’apparition de la Vérité ; elle est la Mère Universelle qui engendre le Tout, la Conscience Illimitée, l’aspect féminin du Divin. Les « fils de la Mère », quant à eux, représentent tous les pouvoirs divins mis à disposition de l’homme pour lui permettre d’accéder à l’immortalité.

SARASWATI est glorifiée comme la sagesse personnifiée dans les plus anciens textes de la littérature védique. Sa renommée s’étend jusquà la tradition bouddhiste elle est décrite comme la compagne de Manjushri, le dieu de la sagesse. Le Srimad Bhagavatam (1,2-4), véritable quintessence des Puranas, proclame qu’avant chacune de ses récitations le nom de Saraswati doit être invoqué. Face à un Brahma perplexe devant la tâche colossale qui l’attend de créer l’univers, Saraswati est celle qui l’invite à méditer sur le mantra Gayatri pour que celui-ci comble tous ses désirs.