Quelle est l’alimentation naturelle de l’homme ?

Une des questions les plus fréquemment posées est la suivante : l’homme n’est- il pas, à la base, carnivore ou au moins omnivore ? À nouveau, cette question est issue d’un malentendu.

L’homme peut manger beaucoup de choses (il est capable, biologiquement, de se nourrir de viande aussi bien que de plantes), mais cela ne veut pas dire que tout est sain pour lui. Au contraire, l’anatomie de l’homme montre qu’à la base, il était bel et bien végétarien comme le démontre le tableau ci-dessous :

Mammifères carnivores

  • avec griffes,
  • sans pores, refroidissement du corps par la langue,
  • mâchoire à charnière (ouvrir et fermer) à l’avant,
  • dents pointues et longues pour déchirer la viande,
  • pas de dents plates pour broyer la nourriture végétale,
  • petites glandes salivaires dans la bouche,
  • salive acide, pas d’enzymes ptyaline pour la pré-digestion,
  • beaucoup d’acide chlorhydrique dans l’estomac pour la digestion de muscles et d’os,
  • appareil digestif que 3 fois la longueur du corps afin d’évacuer rapidement les déchets de viande pourrissant rapidement.

Herbivores-frugivores/homme

  • sans griffes,
  • respiration et refroidissement par des millions de pores,
  • mâchoire à broyer (également déplacement latéral),
  • pas de dents pointues à l’avant pour tuer des animaux,
  • dents plates pour broyer la nourriture,
  • glandes salivaires bien développées pour la pré-digestion des fruits et des céréales,
  • salive alcaline, beaucoup de ptyaline pour la pré-digestion,
  • acide gastrique 10 fois plus faible que les carnivores,
  • appareil digestif de 6 fois la longueur corps afin de digérer lentement les feuilles et céréales plus difficiles à décomposer.

L’homme est donc végétarien de naissance. Le fait que l’homme ne puisse manger la viande à l’état cru, qu’il doive la cuire, sécher, l’épicer ou la griller avant de penser à la manger est une preuve supplémentaire. Aucun animal carnivore de nature ne “prépare” sa viande avant de la manger Et l’homme ne mange que les parties fibreuses (muscles). Le sang, la moelle, les os et les entrailles, les parties les plus riches en protéines et en sels minéraux du cadavre, toujours dévorées par les carnivores, le dégoûtent. Aucun animal carnivore de naissance ne fait cela. Les animaux les plus proches de l’homme dans l’arbre biologique, les primates, sont presque tous végétariens.

Viande et énergie physique

L’évidence d’une relation entre la nourriture à base de viande et les maladies de notre civilisation devient encore plus pertinente lorsque nous examinons des peuples d’autres milieux culturels où la viande ne fait pas, ou très rarement, partie des mets quotidiens. Ces derniers temps, les scientifiques ont commencé un contrôle systématique de  ces  peuples  et  les  résultats sont unanimes. Les exemples les plus connus par le public concernent un peuple de bergers en Équateur et le peuple des Hunza au nord-ouest de l’Inde, ainsi que divers peuples du sud de l’inde qui ne connaissent pratiquement pas de maladies du cancer ou du cœur quoique le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans voire de plus de 110 ans soit frappant.

Les peuples consommant surtout de la viande et du poisson connaissent, par contre, un vieillissement rapide. Les Esquimaux et les Kirghiz, par exemple, n’atteignent en moyenne même pas les 30 ans, rares sont les personnes qui dépassent les 40 ans.

Non seulement au niveau de l’espérance de vie mais aussi au niveau du rendement physique, les végétariens affichent de meilleurs résultats dans les études comparatives. Lors d’un effort physique, l’endurance du végétarien est plus élevée que celle d’un mangeur de viande et les périodes de récupération sont beaucoup plus courtes puisque la nourriture végétarienne est graduellement tonifiante au contraire de la viande qui fournit une énergie rapide de courte durée (similaire à celle du café) mais grève le corps de tous les inconvénients décrits plus haut. Ces observations se confirment dans le monde animal également. Essayez par exemple de faire travailler un lion, un tigre ou un chien de la même manière que nous faisons travailler les boeufs, les chameaux et les chevaux . D’autre part, les animaux les plus grands et les plus forts physiquement sont des végétariens purs tels que l’éléphant, le rhinocéros et le gorille.

Il ressort clairement de tout ce qui précède que l’être humain pourrait très bien vivre sans viande, poisson et oeufs. Il n’existe aucune raison qui nous obligerait à manger ces choses mais de multiples raisons pour lesquelles nous devrions y renoncer.

Share this product!